A lire dans les Echos un article très intéressant sur les pratiques de partage de la connaissance: Nouvelle donne pour le partage des connaissances en entreprise. (par Eric Delon)
L'extrait ci-dessous me semble être le postulat de départ idéal pour prendre la mesure de l'intérêt que peuvent prendre les exemples cités dans l'article:
« les entreprises qui adoptent une démarche concrète et opérationnelle permettant de relever les défis de la société de la connaissance sont encore rares»
Jean-Michel Monin, DG délégué Knowings
L'auteur, nous présente des actions souvent aussi simples qu'efficaces mises en place par des entreprises pour capitaliser au mieux sur la connaisance, l'un des actifs immatériels les plus importants dans une entreprise aujourd'hui...actif malheureusement trop peu souvent valorisé.
Des actions mises en place au sein de
Danone font notamment partie des exemples cités:
«Benedikt Benenati, directeur du développement des organisations du groupe (90.000 salariés dans le monde) et responsable de la démarche knowledge management (KM) organise des « places de marché » où s'échangent des bonnes pratiques de toutes sortes : commerciales, marketing, stratégiques ou logistiques. « Une manière conviviale, interactive et théâtralisée de pratiquer un partage des connaissances entre professionnels appartenant à la même entreprise », explique-t-il. Concrètement, à l'aide de chéquiers factices, les bonnes pratiques mises en avant par tel ou tel collaborateur (et qui ont fait leurs preuves) sont achetées symboliquement par de futurs utilisateurs. Une façon de reconnaître leur pertinence et de s'engager à les appliquer de retour sur le terrain. « Nous avons organisé il y a quelques années une market place consacrée à la clôture des comptes avec nos contrôleurs de gestion mondiaux. Certains y parvenaient en 4 jours, d'autres en 12, l'écart entre les deux représentant de substantielles économies. La place de marché a fonctionné à plein, les pratiques les plus performantes ont été massivement «achetées». Aujourd'hui, nous enregistrons avec satisfaction que l'ensemble de nos filiales clôturent leurs comptes en 4 jours », se réjouit Benedikt»
Même si dans l'exemple précédent les résultats sont facilement palpables, mais aussi et surtout quantifiables, Eric Delon souligne aussi l'un des principaux freins à la mise en place de telles démarches par les directions:
la mesure du ROI. Combien va me rapporter cet investissement en temps, en hommes, et en combien de temps?
«Reste la mesure de l'efficacité concrète de ce type de démarche. Si certains suggèrent d'utiliser des critères chiffrés sur la base de l'activité des communautés (nombre de membres, de réunions, de publications, etc.) ou sur la base du jugement des membres et des parrains (enquêtes d'opinion), d'autres recommandent de mettre en avant des histoires de succès obtenus en clientèle dans lesquels la communauté a manifestement joué un rôle décisif. Ainsi, chez Danone, un petit opuscule diffusé dans l'ensemble du groupe recense 33 histoires mettant en avant des pratiques couronnées de succès et aussitôt adoptées de Pékin à l'Arabie saoudite. Rien de tel que la vertu de l'exemple.»