Les 6 et 7 mars prochains aura lieu un évènement à ne pas manquer pour tous ceux qui s'intéressent au web et à la communicaton (et notamment à la publicité) au Palais des Congrès: Ad Tech...
Pourquoi "à ne pas manquer" me direz-vous? Pour deux raisons assez simples, la première: ce sera l'occasion d'assister à des conférences, séparées selon deux axes majeurs, à savoir le "retour d'expériences" et la "vision stratégique", avec notamment les sujets suivants:
Web 2.0 : bulle ou développement durable ?
La publicité sur mobile : un eldorado semé d'embûches, avec le MEF
Tirer partie du comportement de l'internaute
Les médias classiques n'ont-ils vraiment rien compris ?
Etc.
La seconde raison tient quant à elle au nombre et à la qualité des intervenants présents lors de ces deux journées :
Des blogueurs, parmi les plus "connus" (et par exemple Loïc Lemeur, Gilles Klein, Vinvin, etc.) ;
Des agences (MPG, Mediaedge, Euro RSCG, etc.) ;
Des journalistes (Christophe Alix de Libération, Cedric Ingrand de LCI, Véronique Richebois des Echos, etc.) ;
Mais aussi de nombreux annonceurs présents par le biais de leurs directeurs marketing/Internet, ou de leurs dirigeants, et pour ne citer qu'eux :
Axel Duroux (Président du Directoire, Groupe RTL),
Georges-Edouard Dias (Directeur Internet & E-Business, L'Oréal),
Lapo Jacopo Brogi (Directeur Marketing, Renault),
Allan Boydel (Responsable Analytics, Google),
Xavier des Horts (Directeur de la communication, Nokia France)
Ariel Steinmann (Senior Vice-President Marketing, ING Direct)
Marc Mayor (DG France, Myspace)
Joël Palix (PDG, Thierry Mugler)
Etc.
Alors avis aux amateurs de la gestion de réseau... !
Il y a un an déjà, je vous parlais du classement annuel de Branchannel, aujourd'hui place à l'édition de ce Readers' Choice Awards pour l'année écoulée.
Avant les résultats, quelques précisions méthodologiques:
3 625 personnes interrogées au niveau mondial,
Autant d'hommes que de femmes, ayant en majorité entre 26 et 35 ans,
Mais le plus important à retenir est que ce ranking a pour objet d'identifier les marques ayant le plus impacté la vie des sondés en 2006, et ce en bien ou en mal, il ne s'agit donc pas ici d'un classement de popularité...
Passons aux résultats (cliquer pour agrandir) :
Globaux
Europe et Afrique
Parmi les points les plus intéressants mis en exergue par cette étude notons la percée, au niveau mondial, des plate-formes collaboratives Youtube et Wikipédia, au détriment d'acteurs tels que Yahoo!, Ebay ou encore Firefox, tous trois présents dans le top dix l'année dernière: tout un symbole!
Au niveau européen nous remarquerons par exemple le recul de Nokia, au profit d'Ikea qui se retrouve en 1ère position, et l'arrivée d'Adidas dans le classement, directement en cinquième position.
Enfin le tableau suivant permet d'avoir une meilleure vision des changements opérés en tête des différentes zones:
Pour retrouver l'ensemble de l'étude, c'est par ici
Domino's, le leader mondial sur le marché de la "pizza livrée" vient d'annoncer aujourd'hui être à l'origine de l'une des campagnes virales qui a le plus amusé la Toile US en ce début d'année.
Reprenons les choses dans l'ordre...En fin d'année, plusieurs séries de vidéos ont été mises en ligne sur différents sites dédiés. La première, intitulée "MacKenzie gets what MacKenzie wants" permettait de suivre les webcams d'une jeune américaine fortunée plus vraie que nature.
Son problème? En lieu et place du cabriolet bleu qu'elle voulait pour son anniversaire, elle en a obtenue un rouge :
MacKenzie, qui avait aussi un espace Myspace redirigeant vers ses différentes webcams, obtient au fur et à mesure de ses caprices gain de cause auprès de son riche pôpâ, et annonce alors ce qu'elle décide de faire ici:
Se procurer une Saab 9-3 convertible Aero (d'une valeur de 40 000euros) pour 9.99$, voilà de quoi attirer un bon nombre de curieux! Le résultat de cette série de vidéos? Elles ont été regardées plus de 2 millions de fois et ont obtenu les honneurs des premières pages de différents sites de partage de vidéos (par exemple l'espace "Featured" de Youtube) ce qui a encore boosté leur visibilité...
Le but de cette campagne, réalisée de mains de maîtres par JWT pour Domino's (en partenariat avec Ebay) : Créer du buzz, bien sûr, mais aussi introduire la nouvelle offre de Domino's, des pizzas pour 9.99$, en générant du trafic vers le site mis en place pour l'opération, comme l'explique deux des instigateurs de la campagne:
“The purpose of the viral videos was to engage and entertain consumers with the storylines and get them talking about the characters, the contest and most importantly, Domino’s Pizza.” (Ken Calwell, directeur marketing de Domino's)
“By creating a compelling storyline available in the places where the Domino’s consumer spends time, we were able to capture their interest, keep them engaged and communicate the Anything Goes Deal in an innovative way” (Jeff Bitsack, directeur créatif de JWT New York)
Ah oui, j'oubliais: le 1er janvier un heureux élu est vraiment reparti avec cette fameuse Saab pour environ 9 euros! Alors avis aux amateurs, en plus des "petits lots quotidiens", un lot hebdomadaire plus important est proposé, et demain (vendredi 26 janvier) c'est une Harley Davidson XL 883 Sportser qui est mise en jeu...
On entend souvent parler du poids de la blogosphère, de sa pseudo-"influence", etc. Si il y a bien UN pays où les blogs risquent d'avoir un impact important c'est bien la Chine !
En effet, avec ses (presque) 20 millions de blogs (source ici) et ses 24% de croissance annuelle dans ce domaine, il y a de quoi impressionner... Les spécialistes du marketing placeront certainement ce phénomène dans la petite case "opportunité" sur leurs SWOT...
Pour d'autres c'est en termes de menaces que cette évolution sera être analysée! Mais à qui cela pourrait faire peur me direz-vous... Eh bien à certaines entreprises par exemple.
On en a un très bon exemple ces jours ci avec la fronde que subit la chaîne Starbucks. Comment résumer cette affaire qui n'en est sûrement qu'à ses balbutiements? C'est assez simple: une point de vente du groupe installé dans la mythique Cité Interdite...
Un extrait du message qui a mis le feu aux poudres?
"an insult to Chinese civilization." (Rui Chenggang, présentateur sur la tv nationale, sur son blog)
Résultats de ce premier message: 500 000 visiteurs uniques en une journée...
Des exemples de réactions?
"Once it was military invasion, now it is economic invasion. Why can't they just drink tea?"(Shi Ershao, blogueur)
"Bloggers create the issues, and the mainstream press follows" . "The blogosphere is already setting the agenda." (Xiao Qiang, directeur du China Internet Project à l'Université de Berkeley)
Face à l'importance qu'à pris cette affaire en une semaine, les autorités en charge de la Cité Interdite se demande dans quelle mesure il renouvelleront le bail de Starbucks en Juin. Affaire à suivre...
Un article TRES intéressant publié par The American Prospect, rédigé par Bradford Plumer, concernant la bataille menée par l'un des lobbys les plus puissants du monde, l'industrie de défense américaine. L'auteur traite ici des efforts mis en place pour réduire le contrôle sur les exportations d'armes. Ou comment essayer de mieux innonder la planète de M16 sans rendre de comptes à personnes, ah ils sont forts ces lobbyistes....
"No one can accuse the Defense Industry of lacking audacity. Despite receiving vast sums of money from the Pentagon each year, and having much of Congress in their back pocket, arms manufacturers have been holding conference after conference of late complaining that big government is keeping them down. At a Heritage Foundation event in mid-October, at which industry officials gathered to discuss the burdens of arms-export regulations, Robert Bauerlein, a vice president at Boeing, griped: "Government fundamentally doesn't trust industry to do the right thing when it comes to export controls." This from a company that earlier this year was fined $15 million for illegally selling military technology to China.Arms-export control is an obscure issue that can have deadly consequences, and it may become increasingly important in the coming years. The Aerospace Industries Association (AIA), an umbrella group for defense firms, is planning a big under-the-radar push to alter regulations on the global weapons trade. Most of the current rules are in place to prevent U.S. arms from being shipped to places where human-rights violations are occurring, or where arms could be diverted to the black market. But foreign sales are a lucrative business for defense firms--last year alone, sales of military weapons by U.S. contractors to overseas governments reached $21 billion--and so a little audacity could, in the end, pay off handsomely.[...]
At the Heritage Foundation event, defense executives complained that that review can take months--Charles Jameson, corporate director of export management for Northrop Grumman, called the process "excessive"--but experts need time to check that the arms won't be used in ways harmful to U.S. security, and to put in place a monitoring system to ensure the buyer doesn't resell, or lose, sensitive military technology.
Arms-control experts worry that the AIA is pushing for reforms that would go beyond merely streamlining this bureaucracy. (In an interview, AIA executive vice president Mark Esper was vague as to what changes the group was lobbying the administration to make, insisting that he only wanted to make the process more "efficient.") During a defense industry conference at the Hudson Institute in December, the AIA hinted that it might push for a multi-tier licensing system, in which defense firms wouldn't need to apply for licenses before selling arms to certain key allies. The group has backed similar proposals before, and the problem is that even stable democracies, such as Canada and Britain, can pose proliferation risks without a rigorous monitoring system in place. In the late 1990s, for example, the then-General Accounting Office found that a licensing exemption for arms sales to Canada was a disaster: Front companies from Libya, Iran, and Sudan had entered the country and nearly succeeded in re-exporting arms back home.
Industry officials are also talking about lobbying for reforms that "don't require congressional action," as Esper put it. That's worrisome, because the executive branch has a long history of sending weapons into regions where human-rights violations are rampant. A recent report by the World Policy Institute found that in 2003, the last year for which data were available, the United States transferred arms to 18 of 25 countries involved in active conflict. (By rights, the Foreign Assistance Act should bar this sort of activity, but the law is vague and subject to interpretation.) The "war on terror" has given the Bush administration an excuse to lift bans on weapons sales to countries that have troubling records on proliferation and human rights--including Pakistan, Tajikistan, Serbia, Armenia, and Azerbaijan--all in the name of bolstering its allies. [...]Defense industry officials offer several justifications for revamping the export-control process, arguing, for instance, that they need to share technology freely with allies if the United States wants to cooperate with them in battle. As Esper says, "It's difficult to fight as a coalition if our partners need to go back at 6 [p.m.] because they don't have night-vision goggles." Retired U.S. Army Colonel Daniel M. Smith, however, has argued that the key to solving interoperability problems is greater organizational coordination among allies, not weakening the arms-export control system.
Arms manufacturers also grumble that export controls are hampering their ability to compete on the global market, although proof is hard to come by. In fact, the United States is still far and away the top arms exporter on the planet, delivering $11.6 billion in arms last year--45.6 percent of the world's total, according to a recent report by the Congressional Research Service. There's little evidence that current regulations are cramping the defense industry in any significant way. [...]
But the defense industry is still a force to be reckoned with in Washington, having spent more than $78 milion on lobbying in 2005. (During the Hudson conference, one participant singled out two congressional staffers who have helped thwart past reforms, and suggested that some defense firm "make them offers they can't refuse.") John Douglass, the president of AIA, has said that his group plans to make sure that every presidential candidate in 2008 stakes a clear position on the issue, and suggested that Democrats might even be more open to facilitating U.S. cooperation with Europe through arms-export reform. "We're going to make this a big deal--as big a deal as we can make it," said Douglass. That's reason enough to stay on alert."
Je viens de passer ce qui pourrait être résumé par "l'une des semaines les plus épuisantes physiquement et moralement de ma carrière".
Ce genre de semaines pendant lesquelles on remet tout en question, Ce genre de semaines pendant lesquelles on a envie de tout arrêter, Ce genre de semaines, pendant lesquelles (comme je l'écrivais dans ce post) on se demande s'il ne vaudrait pas mieux tout laisser tomber, faire un break, passer à autre chose,profiter de la vie...
D'où ce silence radio dont je m'excuse....
Pour ce détendre après ces 92heures de travail en une semaine (samedi et dimanche inclus!) un petit focus sur le post du blogueur qui aurait voulu être réalisateur....
Allez vite voir ça, et pour ceux qui ne connaissaient pas encore Veille2com' ==> dans les favoris, dans les marques pages, ou dans le lecteur de flux... En effet, dans la jungle de "spécialistes" de marketing qu'il existe dans la blogosphere tous ne sont pas de niveaux égaux, et nous avons ici à faire au TRES haut du panier!
(ps: non je n'ai ni été menacé, ni soudoyé, pour écrire ce post ;)
Les fins limiers du renseignement US, emmenés par leur nouveau grand chef (le Général Michael V. Hayden) viennent de publier le Strategic Intent pour 2007.
Dans ce joli petit doc de 9 pages, "la compagnie" nous livre 22 points qui balisent les objectifs pour cette nouvelle année.
Oui bon d'accord, c'est bien beau tout ça, mais en quoi cela nous intéresse me direz-vous? La réponse est simple : l'accroissement de l'utilisation des sources ouvertes, et des blogs en particulier, dans la recherche d'informations et la reconnaissance des fonctionnaires spécialisés sur ce type de supports:
"Give specialists in "open source" intelligence equal standing with spies and intelligence analysts in the operations center and elsewhere."
Et comment ne pas noter cette analyse stratégique de l'environnement digne d'un étudiant de première année universitaire...?
Our adversaries in the long war on terrorism are dispersed across the globe; they are resilient, ruthless, patient and committed to the mass murder of our citizens.
The possession and proliferation of weapons of mass destruction threatens international stability and the safety of our homeland.
The rise of China and India and the emergence of new economic “centers” will transform the geopolitical and economic landscape.
"BuzzLogic, the pioneering social media influence software company, announced today that it has closed a $9.6 million Series A equity financing round led by Adams Capital Management, Ackerley Partners and Transcosmos Investments & Business Development.
BuzzLogic's first product is an on-demand enterprise software service enabling marketing and communications practitioners to identify key influencers within specific conversations taking place in social media such as blogs. Marketing and communications practitioners can use these insights to understand influence and who wields it, to manage their brands, reputations, products and customer relationships.
"World-culture and the way people pay attention is shifting as a result of the rise of social media such as blogs, video blogs, podcasting and so many new forms of expression," said Rob Crumpler, BuzzLogic CEO. "The media world and its business fundamentals are changing drastically, sending marketers and publishers scrambling to figure out what to do about it.
"Marketers, publishers and individual bloggers each have a stake in the new media world, but with millions of blogs and thousands of conversations, they need new tools to tie things together and create sustainable economic models. BuzzLogic's approach to identifying influence within specific social media conversations paves the way to make this happen."
"BuzzLogic fills a unique need in an emerging market and will shape the way we understand and engage with social media," said Anthony D. Lye, venture partner for Adams Capital Management. "BuzzLogic is a key investment in an Adams portfolio of innovators and pioneers."
"There is enormous synergy in the Adams -- Ackerley -- Transcosmos combination that will help us build our business and take full advantage of the opportunity in front of us," said Crumpler."
Bon j’avoue que ce titre est volontairement racoleur...mais il traduit mon désarroi à la lecture récente d’un article des Echos... Peut-être aurais-je pu aussi l’intituler :
« Think Tanks et cabinets de Lobbying.... une ligne de démarcation plus que ténue »
Genèse de ce post... J’avais déjà prévu, en mai dernier, de rédiger un post sur l’influence d'un groupe de réflexion (/de pression ?) suite à une action de communication (/de déstabilisation?) qui avait pour cible le film d’Al Gore : An Inconvenient Truth.
En effet, peu avant la sortie du documentaire sur les écrans du monde entier, une campagne de communication, lancée aux Etats-Unis, y avait créé un buzz important. Le message qui y était véhiculé paraissait, dans un contexte de prise de conscience générale, quelque peu « décalé » :
« CO2: They call it pollution, we call it life »
La campagne était constituée de deux spots d’une minute chacun et d’un dossier ressemblant fortement à un argumentaire de lobbyiste inscrit dans une stratégie de « grass roots »...
Il semble légitime, lorsque l’on est exposé à ce type de message, à contre-courant des discours alarmistes sur le réchauffement climatique de s’interroger sur les motivations des auteurs...
Notons que ces vidéos ont donné lieu à des répliques de la part de sympathisants « verts » raillant directement le caractère burlesque du spot du CEI, avec un message clair « CO2, We call it death ». En voici un exemple :
Le CEI en deux mots ? Ce nom n’est sûrement pas inconnu des spécialistes du Lobbying, des Think Tanks et de l’IE... Pour les autres et pour avoir un aperçu « objectif » de cet organisme, la description qui en est faite sur leur site :
“The Competitive Enterprise Institute is a non-profit public policy organization dedicated to advancing the principles of free enterprise and limited government. We believe that individuals are best helped not by government intervention, but by making their own choices in a free marketplace.”
Et pour reprendre ce qu’en disent certains acteurs de la presse US:
"The best environmental think tank in the country" - The Wall Street Journal "CEI is...one of the most influential Washington think tanks" - Bill Moyers
Bon, voilà pour les belles paroles...Mais pour qui « roule » vraiment ce Think Tank... ? Disons simplement que c’est l’un des plus conservateurs des Etats-Unis, et surtout l’un de ceux qui sont les plus proches des Républicains et plus particulièrement des amis texans de doubleiou.
Pour aller droit au but et gagner du temps, notons tout simplement que parmi les principaux donateurs de ce Think Tank nous retrouvons une petite entreprise texane : Exxon...2 000 000 $ de financement directs au crédit de CEI en sept ans....A la lumière de cette information (qui est largement connue) il devient légitime de s’interroger sur la nature de ce groupe : une organisation qui est financée par une entreprise pour diffuser et imposer des idées au décideurs en faveur de cette dernière n’est pas un Think Tank mais un cabinet de Lobbying.
Je trouve l’extrait suivant assez intéressant, le journaliste (Jeremy Paxman) mettant clairement le représentant de CEI (Myron Ebell) face à l’influence que peut avoir la provenance des fonds sur les conclusions « scientifiques » que pourrait apporter le CEI en matière d’environnement et les doutes que cela engendre sur sa neutralité:
Alors quelle peut être l’influence du CEI dans la presse européenne, et française en particulier ? Tout d’abord il est primordial de prendre en compte un élément d’actualité important qui se résume en cinq lettres : REACH. L’un des objectifs principaux du CEI aujourd’hui est en effet de tout faire pour freiner au maximum ce projet en Europe afin qu’il se s’étende pas dans un second temps aux Etats-Unis.
Le think tank a donc tout mis en oeuvre, entre octobre et décembre 2006, pour stopper l’avancée de ce projet (comme il avait tenté de le faire à l’époque de la ratification de Kyoto, avec le résultat que l'on connaît).
Et parmi ses fins limiers mis sur le coup un, ou plutôt une, a attiré mon attention : Angela Logomasini. En effet, depuis octobre des éditos, des articles et des lettres ouvertes sont publiées dans différents journaux par cette « spécialiste de l'environnement » avec en ligne de mire différentes associations (telles que WWF ou Greenpeace) mais aussi et surtout REACH. Le document qui m’a le plus frappé est intitulé « Pourquoi Reach doit être abandonné » et a été publié dans l’édition du 25 octobre 2006 des Echos.
L’amie Angela s’est associée pour cet article à Drieu Godefridi de l’Institut Hayek de Bruxelles (dont la présentation ne laisse aucun doute sur les objectifs : « Face aux idéologies socialiste, écologiste, altermondialiste ou tout autre mouvement politique, philosophique ou religieux attentatoire aux libertés, l’Institut Hayek cultive en priorité les valeurs authentiques du libéralisme. »).
Jusque là rien de grave mais ce qui me pose quand même un gros problème c’est qu’un journal tel que Les Echos (d’autres journaux anglo-saxons tels que le Financial Times, le Washington Times, etc. ont relayé le même communiqué) publie ce type d’articles sans aucun recul, sans aucune précision à l'attention de ses lecteurs sur la nature des organismes pour lesquels travaillent ces « chercheurs ».
On peut ainsi penser que ce journal devient (indirectement ?) partie prenante d’une stratégie d’influence, clairement et aisément indentifiable, d’un groupe de pression agissant pour le compte d’entreprises américaines dont il est la première victime.
Notons néanmoins la qualité du travail de ces chercheurs/lobbyistes qui arrivent à être publiés le même mois dans de nombreux quotidiens européens et américains de premier plan sans attirer l’attention de personne dans les différentes rédactions…
Pour finir quelques extraits de cet article, qui représente l’exemple même d’un texte de lobbyiste assez bien construit :
« Les parlementaires européens socialistes et les puissantes ONG écologistes orchestrent depuis deux ans une remarquable campagne de presse qui fait passer tout opposant à Reach pour un empoisonneur prêt à sacrifier la santé des enfants européens aux bénéfices des entreprises.La réalité est un peu plus complexe. »
« Le projet Reach ne repose pas sur des principes rationnels, il est le fruit d'une idéologie particulière. Reach met en oeuvre le principe de précaution et exige, à ce titre, des entreprises qu'elles démontrent que les substances qu'elles utilisent sont sûres. Ce qui est impossible, aucune substance n'est sûre en soi : tout est question de dosage. »
« Il est regrettable - mais très français - que l'on en soit encore à penser que des fonctionnaires sont les mieux placés pour effectuer des choix économiques pertinents tandis qu'il serait de l'intérêt des entreprises d'empoisonner leurs consommateurs. »
« le texte actuel, fruit de compromis malsains entre l'idéologie écologiste et les intérêts à court terme, notamment médiatiques et protectionnistes, de la grande industrie, est un monstre juridique bancal dont la mise en oeuvre promet d'éliminer du marché des centaines de PME qui n'ont pas les moyens de satisfaire aux caprices bureaucratiques de Bruxelles. »
Depuis deux ans les amis de Ronald ne manquent pas d'imagination pour redorer leur blason. En effet on a vu successivement de nouveaux design pour les "restaurants", le lancement de salades (qui ont connu un succès important en termes d'image) accompagnées de la caution de différents sportifs (Laura Flessel par exemple), des programmes de lutte contre l'obésité, etc.
C'est que ça ne chôme pas dans le "food studio", le fameux centre névralgique de la réflexion et du repositionnement stratégique de l'enseigne qui, il faut l'avouer, a eu de nombreuses réussites portées à son crédit ces deux dernières années!
Aujourd'hui les amis de Ronald franchissent une nouvelle étape pour améliorer leur image et attirer un nouveau type de clientèle! En effet, le spécialiste du fast-food vient tout simplement de signer ce qui s'avère être le plus important accord dans le domaine du commerce éthique (le secteur de la restauration) en Grande-Bretagne.
Le contrat qui devrait être signé cette semaine avec des coopératives agricoles d'Amérique Centrale et du Sud, concerne la production de café. Le café en question est certifié éthique par la Rainforest Alliance, l'une des associations majeures du domaine éthique.
L'action, qui concerne les restaurants anglais de la chaîne, devrait être étendue à l'ensemble de l'Europe courant 2007. Et pour améliorer son impact en termes de perception (et oui, on ne fait pas ça non plus pour la beauté du geste chez Mc Do..) Leo Burnett sera chargé de la création pour la campagne de la marque dont le budget s'élève à 500 000£, avec comme slogan:
"because our coffee doesn't cost the earth"
Un extrait du communiqué de presse:
"Some 3,000 farmers and their families in 15 countries will receive £900,000 for 800 tonnes of coffee at market rates, plus an extra 5.5p for every 1lb sold. The premium will total £100,000 a year. McDonald’s hopes its first step into the £5 billion ethical-food market will help to change the perception that it is a low-wage, low-quality food firm. Steve Easterbrook, its UK boss, said: “We are a modern, progressive company. We offer our customers great-tasting coffee that also benefits coffee growers."
Notons pour finir sur Leo Burnett, que Mc Donald's a annoncé aujourd'hui que le contrat qui les unissait en Italie depuis 2001 n'allait pas être renouvelé, et que TBWA reprenait la suite...!
Autant je n'aime pas les amalgames entre toutes les disciplines qui forment la galaxie de l'intelligence économique et le monde du renseignement, autant quand les choses sont claires, certaines questions peuvent être intéressantes.
Ce sera, je pense, le cas de la conférence suivante qui aura comme unique intervenant Mr. Gilles Gray (qui était notamment cité dans le dossier de l'Expansion d'octobre: La France Pillée) dont la carrière s'est construite à différentes fonctions dépendants du Ministère de l'Intérieur.
Lorsque l'on connaît le rôle que jouent les services de renseignement étatiques dans l'activité économique de différents pays (aux Etats-Unis par exemple) cette conférence constitue une bonne occasion d'avoir de la situation dans ce domaine en France.
Ci-dessous le communiqué annonçant ce rendez-vous:
"Pour répondre aux nouveaux défis de la mondialisation, la Direction de la Surveillance du Territoire, a du transformer ses métiers et ses activités. Gilles Gray, Contrôleur général, sous-directeur de la sécurité, de la protection du patrimoine et de la contre-prolifération, présentera, pour l'association des Anciens élèves de l'EGE, le nouveau positionnement de la DST dans la mondialisation, sa mission de sécurité économique et son intégration au sein du dispositif public d'intelligence économique.
Gilles Gray, 48 ans est docteur en droit public et diplômé de l'Ecole Nationale Supérieur de la Police. Commissaire puis commissaire principal au contre-terrorisme de 1988 à 1994, il a exercé la fonction de chef de cabinet du DST de 1994 1996. Sous-préfet dans différent départements français jusqu'en 2005, il est, depuis, Contrôleur général, sous-directeur de la sécurité, de la protection du patrimoine et de la contre-prolifération à la DST.
La conférence a lieu le mercredi 17 janvier 2007, à 19h30, Amphi Grenelle (171 rue de Grenelle 75007). A l'issue de l'intervention de M. Gilles Gray, un débat sera engagé avec la salle."
Un post express pour attirer votre attention sur un pop-up inclus dans une campagne online traditionnelle qui pourrait bien avoir une seconde vie grâce au viral....
Je vous avez déjà donné un exemple de campagne de Greenpeace, une organisation qui fait selon moi partie des annonceurs les plus innovants et dont les créas sont les plus "originales". Mais bon: il est certaainement plus aisé d'être moins frileux et d'oser plus lorsque l'on n'a pas vraiment de produit à vendre et que le seul objectif visé est de créer du buzz, voire de faire de l'agit-prop...
L'ONG remet ça avec une campagne (réalisée par l'agence argentine Savaglio / TBWA) dont le planning stratégique est principalement basé sur les communautés et notamment la plate-forme Myspace.
La créa simule un chat sur MSN Messenger entre différents présidents (de Bush à Blair en passant par Chirac, Poutine et Zapatero) avec un slogan assez clair....
Je vous laisse la découvrir en cliquant sur l'image
Alors prenons les choses dans l'ordre... Le 22 décembre je reçois un mail de BuzzParadise qui commence ainsi:
"Nous avons le plaisir de vous proposer de participer à la campagne pour la promotion du nouveau rasoir BIC® Comfort 3® Advance™"
Ce que je "reçois" en échange? "Un accès exclusif à www.3fineslames.com à peu près 2 jours avant son lancement officiel. - Un pack de 4 rasoirs BIC® Comfort 3® Advanceâ en 4 couleurs - Un BuzzKit complet d'information. - Un petit bonus V.I.P. BIC® étant le sponsor officiel de Bernard Laporte, le sélectionneur de l'équipe de France de rugby, nous célébrerons le lancement de cette campagne ainsi que la coupe du monde de rugby 2007 avec une petite surprise signée par les mains de M. Laporte himself !!"
Pourquoi je participe à cette action? Tout simplement parceque je vais recevoir quatre rasoirs, ce qui représente des économies non négligeables, qu'en plus j'aurai une surprise de Laporte "himself", et surtout que cela fait de moi l'un des "200 blogueurs influents et leaders d'opinion" sélectionnés, ce qui est du meilleur effet pour mon ego démesuré! (<= Oui oui, ce paragraphe est ironique...!)
Plus sérieusement: ce que je pense de cette campagne et du blog qui ouvrira ses portes officiellement après-demain?
Les plus:
==> Du contenu en adéquation avec une grande partie de la cible (les 15/35 ans selon le communiqué de presse). Citons par exemple la charte graphique, ou encore les "conseils de rasage" qui pourront être utiles aux plus jeunes (même si, avouons le, certains peuvent paraître...superflus disons: "Faites attention à ne pas appuyer trop sur votre rasoir pour ne pas vous blesser.").
==> La possibilité de télécharger les vidéos aux formats classiques, mais aussi pour les PSP ou les Ipod, que je trouve vraiment intelligente.
==> Enfin, des vidéos drôles (bon je suis certainement bon public il faut l'avouer... ;) qui tranchent avec les créas un peu "vieillottes" et totalement inintéressantes de certaines marques concurrentes. Un exemple?
Les moins:
==> Le jeu: on a déjà vu des advergames plus réussis. En effet, je ne le trouve pas forcémment très ludique, et le fait d'être obligé d'inviter des contacts pour y participer peu paraître rébarbatif. Notons que pour les inconditionnels du surf la dotation (une planche...Bic Sport) sera peut être une motivation suffisante...
==> Le copyright (nécessaire) qui ne rend le nom du produit que très peu sexy:
"BIC® Comfort 3® Advance™"
==> Enfin, ce qui me gêne peut-être le plus c'est que la vidéo qui fait office de teaser a été récupérée d'une ancienne campagne étrangère de la marque. Jusque là rien de grave, mais ce que je trouve bizarre c'est que c'était une campagne pour un produit plus bas de gamme... Mais bon, comme ce spot est assez marrant il aurait été dommage de s'en priver passe!
Une idée à proposer!
Comme la campagne est réalisée par Vanksen, mais aussi par Hémisphère Droit, dont l'un des patrons n'est autre que Franck Tapiro: je me disais qu'il aurait peut être été encore plus "décalé" de mettre en scène pour Bic un autre de ses clients (et "amis") qui pense à plein de choses "le matin en se rasant"... !
En conclusion? ==> Une campagne assez bien ficelée et des vidéos qui devraient créer un buzz important sur la toile! ==> Un site que je vous invite à voir (pour le voir avant le 4 décembre: Login : buzzangel Mot de passe : paradise) ==> D'autres posts de blogueurs pour aller plus loin: lui, lui, lui ou lui
Je vous souhaite tous mes voeux de santé, de bonheur, de réussite et d'amour pour cette nouvelle année...! Merci à tous les lecteurs fidèles et aux surfeurs de passage qui se sont arrêtés ici en 2006...et ça repart pour une année!
Des actus, des analyses, des opinions, parfois des coups de gueule, sur les sujets qui m’intéressent aux niveaux pro et/ou perso, et le tout sans se prendre trop au sérieux.
T'en veux plus ?