
Lu aujourd'hui hier dans Les Echos: les résultats de l'observatoire des valeurs éthiques 2007 de Research International.
On retiendra: la belle perf de Michelin... et l'arrivée de Crédit Agricole et St Gobain dans les dix.
Ci-dessous donc des extraits de l'article de Clotilde Briard:
"Michelin et Veolia Environnement, qui grimpent aux deux premières places du classement. Le fabricant de pneus, au quatrième rang l'an dernier, se distingue en particulier sur la morale des dirigeants et sur la dimension commerciale. A noter cependant que l'étude a été réalisée cet été, avant l'annonce de la fermeture de l'usine de Toul.
Au deuxième rang, Veolia Environnement est porté par son nom évocateur. Sa campagne de communication pour faire connaître ses métiers a certainement aussi eu un impact. Trois petits nouveaux font leur entrée parmi les dix premiers : France Télécom, déjà bien positionné sur l'environnement et le social dans les précédentes éditions, Saint-Gobain et Crédit Agricole.S'ils restent dans les dix premiers groupes, les constructeurs automobiles hexagonaux font, en revanche, moins bonne figure.
Arrivé en tête l'an dernier, Renault rétrograde à la troisième place et Peugeot-Citroën passe du troisième au sixième rang. Les préoccupations environnementales jouent un rôle. Mais la dimension sociale pèse lourdement, puisque les deux industriels ont disparu du « top dix » sur cette catégorie. L'écho qu'ont eu les suicides intervenus parmi les salariés n'y est sûrement pas étranger.En regardant plus loin dans le classement, Gaz de France progresse bien. Les pétroliers sont plutôt en queue de peloton, quoi qu'ils fassent. Alors que LCL commence à sortir du tunnel. « Globalement, la banque et l'assurance sont plutôt bien placées, comme les services sur lesquels pèse moins l'impact environnemental », souligne Nathalie Léauté, responsable du département quantitatif Services & Industrie de Research International France.
D'une manière générale, les préoccupations environnementales s'accroissent, ouvrant des opportunités. Les consommateurs sont ainsi plus nombreux à se déclarer prêts à payer plus cher si une société crée des produits respectant l'environnement ou lance des références recyclables. En parallèle, les citoyens se déclarent plus attentifs à l'emploi des enfants dans certains pays, à l'absence de préoccupation en matière de santé et de sécurité des clients, à l'implantation dans des pays ne respectant pas les droits de l'homme, aux licenciements pour augmenter ses profits. Des raisons pour lesquels un Français sur deux, voire deux sur trois, seraient amenés à ne plus être clients.
« La satisfaction client a tendance à perdre de l'importance au profit des dimensions sociales de l'entreprise », ajoute Nathalie Léauté. Probablement parce qu'elle est aujourd'hui considérée comme une évidence par les consommateurs."
jeudi 18 octobre 2007
Ethique-Research Internationnal : Michelin et Veolia environnement en tête !
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2 opinions assumées:
"...Des raisons pour lesquels un Français sur deux, voire deux sur trois, seraient amenés à ne plus être clients..."
...seraient... L'emploi du conditionnel pour la nuance entre le déclaratif et l'acte. Sur le long terme, ceteris paribus, le comportement d'achat doit évoluer mais entretemps?
Nous pouvons espérer justement que les choses ne restent pas "égales par ailleurs" et que ces études ont une influence sur les politiques mises en oeuvre par les entreprises.
AAAhhhh David....heureusement qu'il y en a un qui regarde attentivement mes mes posts...!! :D
Et sinon: Peut-être que le "seraient" n'est que le reflet de l'absence de chiffres précios sur cette question pour l'instant, même si les comportements d'achat ont déjà changé...
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